RDC: «NGANULIRO», Un nouvel ouvrage exceptionnel dans la bibliothèque congolaise dont l’épouse du Chef l’État a parrainé le vernissage

La littérature congolaise vient de s’enrichir d’un nouvel ouvrage de portée inestimable. C’est un dictionnaire en 4 langues en l’occurrence «Mashi-Kiswahili-Français-Anglais », qui vient de voir le jour en un République démocratique du Congo. Dénommé « NGANULIRO », ce dictionnaire quadrilingue est l’oeuvre de l’écrivain Roger Mufungambaka.

Son vernissage «NGANULIRO » est intervenu le vendredi, 29 novembre 2019, au Fleuve Congo Hôtel, en présence de la Première dame de la République, Denise NYAKERU TSHISEKEDI, et des sommités du monde scientifique, notamment le Professeur Timothée Mukash Kalel, Directeur Général de l’Observatoire des Langues au Ministère de la Culture et des Arts, appelé à baptiser l’ouvrage.

Ce dernier s’est exprimé en ces termes: « C’est avec un réel plaisir que j’ai reçu, par le canal du Professeur Dominique Mweze Chirhulwire Nkingi, l’invitation de l’Association des Bashi « Cinyabuguma ASBL » pour la présentation et le baptême du dictionnaire « Mashi-Kiswahili-Français-Anglais ». Je tiens tout d’abord, en ma qualité de Directeur Général de l’Observatoire des Langues et Représentant de l’Académie Africaine des Langues pour le compte de l’Union Africaine en République Démocratique de Congo, à féliciter chaleureusement l’auteur pour les efforts consentis en vue de l’élaboration de ce dictionnaire multilingue, dictionnaire qui fait la fierté du peuple bashi, et par extension de la nation congolaise dans son ensemble ».

A en croire le Prof. Mukash, cet ouvrage se situe dans la droite ligne du combat mené par le peuple Bashi pour la protection de sa langue et de son patrimoine culturel immatériel, combat qui relaie celui de l’Observatoire des Langues qui, chaque 21 février, par la voix du Ministre de la Culture et des Arts, ne cesse d’inviter le peuple congolais à protéger les langues du terroir, socle de notre identité culturelle. Il se situe également dans la droite ligne du combat que mène l’Académie Africaine des Langues, Structure spécialisée de l’Union Africaine basée à Bamako au Mali, pour la protection et la valorisation des langues africaines.

Outre le Kiswahili, le dictionnaire mashi a aussi comme langues de traduction le français, langue officielle de notre pays, et l’anglais, langue par excellence de la mondialisation. En traduisant ainsi le mashi en kiswahili, français et anglais, l’auteur s’inscrit dans la vision de l’UNESCO, qui nous invite, en tant qu’habitants de la planète terre, à nous inscrire dans la diversité linguistique. Il est souhaitable de connaître entre trois et cinq langues. Dans le cas d’espèce, les citoyens bashi sont invités, à partir de ce dictionnaire, à connaître le mashi, langue maternelle et langue d’identification culturelle ; le kiswahili, l’une des langues nationales de notre pays et langue internationale de souche africaine selon la vision de l’Union Africaine ; le français, langue officielle, et enfin l’anglais, langue de large diffusion au niveau de la mondialisation ».

*UN LIVRE QUI APPORTE UNE PART DE L’HISTOIRE DU BUSHI*

Dans son mot de bienvenue, Me Chantal Bashizi, présidente du comité d’organisation du vernissage, a indiqué ce qui suit : « Nous sommes réunis autour de l’auteur Roger Mufumbanka, pour vous apporter une part de l’histoire du Bashi, une part de sa culture à travers sa langue le « Mashi ».

Marraine de la cérémonie, l’épouse du Chef de l’Etat, Denise Nyakeru, a souligné la richesse que porte ce dictionnaire à travers les quatre langues réunies dans l’ouvrage.

«Dans ce monde multiculturel, a affirmé la première, la langue constitue non seulement un instrument de communication mais aussi un outil de cohésion et de compréhension entre les peuples. La République démocratique du Congo est un pays qui peut se prévaloir de cette riche inouï, à savoir, disposer de plusieurs langues et dialectes, les uns aussi riches que les autres ».

« Après avoir parcouru ce document, a-t-il renchéri, je suis convaincu du fait que par son appropriation et son usage, les locuteurs du mashi, du kiswahili, du français et de l’anglais s’offriront une occasion propice pour dépasser les frontières, pour se connaitre, pour se comprendre et pour partager ce qu’ils ont en commun et de beau, les uns avec les autres », espère la Première dame de la République.

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