À Mr. Kitenge Yezu: « Le mortier où a été pillé le piment conserve la saveur de cet épice même après nettoyage» ( Édito)

« Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose », disent les français.

C’est à peine que l’on peut comprendre l’attitude de certaines personnalités sauvées de justesse par le pouvoir de FATSHI ayant longtemps nagé à contre courant dans les régimes précédents.

Quoi donc ? FATSHI aurait-il commis une imprudence d’avoir récupéré quelques uns de ceux qui ont combattu son père, Étienne TSHISEKEDI wa Mulumba, d’heureuse mémoire, qu’ils qualifiaient, à tort ou à raison, d’ennemi numero 1 de leur régime ?

À tort, parce que ce héros luttait pour l’installation d’un état droit dans notre pays, et à raison, car, à cause de son opiniâtreté, ils ont perdu  »le beef steak national » dont leurs Chefs s’étaient rendus maîtres au détriment du peuple pauperisé.

Assurément, on se trouve en présence du fable de Lafontaine où la raison du plus fort est toujours la meilleure, faisant payer au fils le pot cassé du père: « si ce n’est pas FATSHI, c’est Tshitshi ».

C’est le moins qu’on puisse dire au vu de la déclaration de Yezu, non pas Yesu klistu, le Seigneur de l’Univers, mais Yezu KITENGE, déniant à Augustin KABUYA, secrétaire général de l’UDPS, le droit d’annoncer la décision souveraine prise en Conseil par l’UDPS de ne pas proposer une autre candidature en lieu et place de JM KABUND.

N’est-ce pas là un amalgame de la part d’un Conseiller du Chef de l’État, Haut Représentant soit-il, d’émettre en public son opinion politique alors qu’il est sensé oeuvré dans l’anonymat ? Ignorance quand tu nous tiens !

Au delà de cette confusion plutôt entretenue, transparaît un esprit de vengeance voilée contre le parti du sphyx de limete. Car, l’UDPS fait encore frémir tous ceux qui l’ont diabolisé par le passé, même quand ils ont choisi de faire chemin avec le fils. « Le mortier où a été pillé le piment conserve la saveur de cet épice même après nettoyage», dit un proverbe kongo. Ailleurs on dirait: »chasser le naturel, il reviendra au galop ».

En clair, hantés par le dictat d’autres fois, les nostalgiques du mobutisme reprennent leur élan d’antan quelques fois sans se rendre compte, surtout quand personne ne le leur rappelle. Rassurez-vous, leurs oeuvres vont encore et toujours les trahir afin que vous puissiez-vous tenir sur vos gardes.

À bon entendeur, salut!

Hervé MULUMBA

Liberté PLUS

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