RDC-Édito: La guerre de l’Est déportée à la présidence de la République et au coeur de la Justice congolaise

Nul n’aurait cru à cette évidence sans les dizaines de morts enregistrées à la présidence de la République à l’orée de l’entrée de Fatshi au pouvoir et, récemment, avec le décès du juge Président chargé d’enquêter sur le présumé détournement de 48 millions $US par le tandem Sammih Jamal, homme d’affaires libanais et le Dircab du Chef de l’État, M.Vital KAMHERE.

Apparemment, les objectifs des uns et des autres ne sont pas loin d’être identiques. Pendant qu’à l’Est des morts se comptent en milliers chaque jour qui passe aux fins de désarticuler la sécurité intérieure de l’État, un massacre insidieuse se profile au sein du personnel d’appoint du Chef de l’État.

Aux dernières nouvelles, des toxicologues ont relevé des traces de poison disséminé dans les splits des bureaux de l’espace présidentiel. Absorbé par inhalation, ce poison provoque, à la longue, des lésions pulmonaires détruisant le systeme sanguin et causant, à la fin, une crise cardiaque imparable. Une information totalement rejetée par le porte-parole du Président de la République, Kasongo Mwema, qui parle plutôt des décès dus à la Covid-19.

A ce jour, une dizaine des personnes y ont laissé leur peau, y compris le Chef de la maison civile du Chef de l’État, son oncle, Monseigneur Gérard Mulumba.

Selon certaines sources, sur la liste des incriminés demeure en première position la maison chargée de l’installation de ce matériel. La même source affirme que la propriétaire de cette entreprise serait la sœur du ministre chargé de la réforme institutionnelle, son excellence Ruberwa. Des informations qui ne sont pas du reste confirmées par des sources officielles.

De l’avis de nos observateurs, le but de ces tueries est de créer un vide autour du Chef de l’État, infiltrer la Présidence avec leurs hommes et, par un assaut final, attenter à la vie du Chef de l’État et s’emparer du pouvoir. Ainsi, le mécanisme le plus approprié pour ce faire est de tuer en silence par le poison.

Cette pratique est courante à l’Est, principalement dans le grand Kivu où un poison très violent fait rage. Il s’agit de Karuwa, un extrait de pancréas du crocodile qui secrète un acide très fort susceptible de ramollir toute espèce d’os avalé par ce reptile.

On croit savoir que c’est le type de poison utilisé pour anéantir le juge de sieur KAMHERE et consorts. Il suffit d’un moindre contact, il colle à la main, et porté à la bouche, entraîne une mort comparable à celle du venin d’un vipère. Les poignets de vehicules et des portes sont les endroits privilégiés pour attraper les indomptables.

La seule manière de prévenir une mort précoce est de faire usage de certaines racines et du charbon, bref, se référer à la médecine traditionnelle. Car, la moindre piqûre active le poison et entraîne une mort ilmediate.

Certaines analyses font un lien entre la mort du juge et les propos de Vital Kamerhe lors de sa dernière comparution devant ce juge ayant semblé donner le go pour mettre un terme à la témérité du juge Yanyi. L’enquête en cours va donner une piste pour déterminer les circonstances de cette mort tragique, surtout que l’autopsie demandée a été réalisé avec succès le vendredi 29 Mai, avant de remettre le résultat de cet examen au Procureur Général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe.

Entre-temps, les Magistrats ne s’avouent pas vaincu et promettent de sévir sans ménagement et dans un délai marathon, car, estiment-ils, la force reste à la loi.

Dossier à suivre…

Hervé Mulumba

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