Lutte contre la traite humaine : La RDC classée au niveau 2 dans un rapport des USA sur des pays ayant enregistré des progrès

En dépit de la situation politique ou de sa politique qui accuse encore certaines faiblesses, la République démocratique du Congo est félicitée d’être parmi les pays qui ont accompli de progrès énorme en matière de lutte contre la traite humaine. Le rapport sur la traite des personnes pour l’année 2020 publié le vendredi 26 juin par les États-Unis d’Amérique, situe le pays de Félix-Antoine Tshisekedi au niveau 2.

En effet, parmi les signes qui indiquent ce progrès, il y a notamment « (…) l’augmentation du nombre d’enquêtes et de poursuites des cas de traite comme celle se rapportant aux abus sexuels et aux travaux forcés ».

Ce rapport fait allusion surtout aux « crimes qui n’avaient pour la plupart jusqu’alors pratiquement pas été traités par le système judiciaire – bien la même justice a continué de faire des enquêtes et poursuites contre les crimes d’enrôlement d’enfants soldats ».

Et selon la même publication, Kinshasa « (…) a condamné un ancien colonel de l’armée nationale congolaise (FARDC) et le chef d’un groupe armé pour des crimes de traite, entre autres ; les a condamnés à des peines appropriées, y compris des peines importantes d’emprisonnement ; et a requis au chef d’un groupe armé et à deux complices de verser des réparations à plus de 300 victimes de l’esclavage sexuel et d’autres délits ». Il faut rappeler ici que c’est le lieutenant-colonel Amos Safari qui avait été condamné en 2019 à cinq (5) ans de prison par la justice militaire pour “crime contre l’humanité, meurtres, viols, pillage…” commis vers les années 2012 à Kabare”.

De plus, toujours en rapport avec les indicateurs de l’évolution quant à la lutte contre la traite humaine, ledit document constate aussi que, de concert avec d’autres ONG internationales, « le gouvernement a également continué de prendre des mesures pour prévenir et mettre fin à l’enrôlement d’enfants soldats, notamment en séparant les enfants soldats des groupes armés non gouvernementaux, en procédant à une vérification de l’âge des recrues et en obtenant des promesses écrites des 27 commandants des groupes armés non gouvernementaux de renoncer au recrutement d’enfants ».

Cependant, en vue de l’aider à rendre encore plus efficace sa politique de lutte contre la traite des personnes, des recommandations utiles ont été faites à la RDC. Car, le rapport signale par ailleurs que de cas d’impunité ont été aussi enregistrés. Par exemple, des présumés responsables des violences sexuelles dans le Kasaï ne sont pas poursuivis.

Fabrice Lukamba

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