RDC: Moïse Katumbi, un retour impossible?

Après un retour tranquille de Clément Nkanku à Kinshasa, alors que celui-ci était pourchassé, dans un passé récent, par le Procureur Général de la République, pour son implication dans l’affaire Kamwena Nsafu, plus rien ne peut, à ce jour, constituait encore un obstacle pour Moïse Katumbi de regagner, lui aussi, le pays, en toute quiétude, après la délivrance de son passeport congolais, le weekend dernier, à partir de Bruxelles où il séjourne.

Contre toute attente, aucune annonce n’a été officiellement faite jusqu’ici pour son retour au pays. Certains de ses proches sollicitent auprès du nouveau président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, des garanties de sécurité nécessaires et particulières pour leur Chef.

Les sources dignes de foi révèlent que le retour du leader de « Ensemble pour le changement » fait l’objet d’une grande tractation politique, car, la délivrance de son passeport n’est qu’un demie pas par rapport à ce qui doit-être fait .

 »Il doit normalement rembourser ou débloquer tous les comptes financiers de son ex-patron, Joseph Kabila, des comptes qu’il aurait fait livrer aux occidentaux pour le besoin de la cause ». Telle est la condition sinequanone s’il veut vraiment regagner tranquillement le pays », renseignent les mêmes sources qui affirment, sans rire, qu’au cas contraire, il devra purger sa condamnation de 3 ans dans l’affaire de spoliation des maisons qui l’oppose au Grec stoupis », fin de citation.

Vous vous rappelerez que lors de sa récente interview dans un média étranger, peu avant qu’il quitte le pouvoir, Joseph Kabila avait qualifié Moïse Katumbi de  » Judas Iscariote ». Une qualification qui avait, en son temps, révélé le degré d’amertume que le président du FCC garde contre son ex-collaborateur de confiance.

Dans un schéma politique où le FCC a un mot à dire sur le fonctionnement de la République, il est certain que le retour de Moïse katumbi demeure une pillule amère pour la famille politique de l’ex-président de la République.

Le nouveau pouvoir qui a promis, le 02 mars, de créer les conditions nécessaires pour le retour des exilés politiques serait dans une grande difficulté de gérer le dossier Katumbi du fait que ce dossier risque d’entamer ses relations avec ses partenaires politiques du FCC.

Vu ce tableau sombre, l’ex-gouverneur du Katanga peut donc se contenter de renforcer ses moyens de défense pour chercher un acquittement, du reste difficile, à la justice. Ou soit, il devra absolument chercher une grâce présidentielle.

D’après certains analystes, quoi que pour l’instant, le retour de Katumbi soit pratiquement difficile, mais il n’est pas en tout cas impossible. Son retour peut-être acté même s’il ne rembourse pas l’argent de l’ex-Raïs. Mais, dans ce cas-là, lui et sa plateforme seront mis à l’écart concernant la gestion du pays ou la gestion de l’opposition.
C’est une  »punition » qui provoquera automatiquement son isolement politique, car, cela pourrait l’empêcher de continuer à avoir un contrôle maximum sur ses proches au parlement qui, il faut le préciser, le suivaient plus pour sa réelle capacité de sponsoriser des activités à caractère politique en cas de nécessité.
C’est comme ça que l’histoire politique de Katumbi pourrait se conjuguer au passé car, la coalition CACH-FCC se consolide, du jour au jour, pour conserver le plus longtemps possible le pouvoir.

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