RDC: Félix Tshisekedi s’offre une importante légitimité à Beni et délivre cette ville de l’emprise de la haine tribale

Le Chef de l’État, Félix Tshisekedi est arrivé, ce mardi 16 avril, dans la ville de Béni au Nord-Kivu. À son arrivée, il s’est conformé aux exigences sanitaires, en procédant au lavage de ses mains.

Au cours d’une petite marche qu’il a eu à faire, les populations de la ville de Beni ont exprimé leur joie de voir le Chef de l’État venir séjourné dans cette ville en proie à l’insécurité et la criminalité depuis belle lurette. La curiosité de tous les observateurs était focalisée sur le contenu de la chanson populaire fredonnée, à cette occasion, dans laquelle les habitants de Beni faisaient leur mea-culpa à l’actuel Chef de l’État dont la détermination de mettre fin à l’insécurité dans l’Est de la RDC a atteint une vitesse de croisière.

 » Baba Utasamehe, chantaient-ils en swahili, en français : Pardonnez-nous papa ».

Pardon, parce qu’avant la présidentielle du 30 décembre 2018, Félix Tshisekedi n’a pas pu faire correctement sa campagne électorale dans cette partie du pays à cause de la réticence et de la surexcitation de la population acquise, en ce moment-là, à Mbusa Nyamwisi, membre fervent de LAMUKA, qui leur avait demandé de voter pour Martin Fayulu. Bâches, effigies, calicots portant la figure de Félix Tshisekedi avaient été brûlés, sans compter des insultes qui s’en étaient suivis.

Cependant, même s’ils n’ont pas pu participer à la présidentielle du 30 décembre suite au grave problème sanitaire, les habitants de Beni sont convaincus, à ce jour, qu’il faut tourner la page des élections pour parler sécurité, santé et développement. Dans ces circonstances, Tshisekedi doit désormais compter avec Béni pour parvenir à la réalisation de sa vision, tandis que les leaders de LAMUKA sont appelés à changer les stratégies en matière de communication, au risque d’être très mal compris à Beni. Car, en demandant un pardon sincère au Chef de l’État, Félix Tshisekedi, les habitants de cette contrée ont réussi à se faire délivrer de l’esprit de la vengeance et de l’emprise de la haine tribale leur inculquée par des leaders sociopolitiques pour le besoin de la cause.

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