RDC: Plusieurs scénarios sont envisageables au cas où Mende est imposé aux sankurois

Au regard de la gourmandise politique démesurée du FCC voulant mordicus prendre le contrôle effectif de l’ensemble des Gouvernements provinciaux, la province de Sankuru va très bientôt, si l’on ne prend pas garde, plonger dans une crise sociopolitique profonde ayant des conséquences fâcheuses.

D’après un officiel congolais, le gouvernement craint la recrudescence de la violence et de l’insécurité dans la région après la tenue de ce scrutin. La même source révèle, cependant, que le président de la République, Félix Tshisekedi aurait demandé à la CENI de reporter, à nouveau, l’élection du gouverneur et de son vice à Sankuru, le temps de normaliser la situation.
Mais, jusqu’à preuve du contraire la CENI maintient sa date de ce lundi 16 avril, annonçant même la délocalisation de la plénière consacrée à cette élection.

Tout ça pour ça ?

Seule la justice devrait très vite imposer son diktat à la gourmandise  »criminelle » du FCC qui considère que tous les moyens sont bons pour imposer leur candidat, le député National Lambert Mende à la tête du Sankuru. Mais, malheureusement, car, à ce jour, une mesatente profonde oppose le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) au Conseil d’état. La première institution veut le maintien d’une candidature unique de Mende, tandis que la seconde veut mordicus voir le challenger de Mende participer à ce scrutin car, il n’a pas de problème de double nationalité comme l’a affirmé la cour d’appel de Lusambo appuyé par le CSM. C’est donc une bataille judiciaire qui risque de provoquer des remous au sein de l’appareil judiciaire congolaise dans son ensemble.

Il y a lieu que le président de la République, revêtu du pouvoir du magistrat suprême, puisse s’interposer de manière assez claire pour apporter une solution durable à cette situation. Car, il est notoire que les sankurois et ses députés provinciaux ne veulent pas de Lambert Mende et que sa présence forcée à la tête de cette province va retarder le développement de Sankuru.

Mais pourquoi toute la population se mobilise-t-elle contre Mende ?

La réponse à ce sujet est claire. Le parti de Mende, le CCU a eu à exercer une intolérance politique inexplicable dans la région, notamment à Wembonyama où ses militants maltraitaient les partisans d’autres partis politiques. Le CCU de Mende a imposé une dictature inimaginable, au point de se considérer comme l’unique parti autorisé à fonctionner dans la région. Ayant vécu ce drame durant une dizaine d’années, les sankurois s’imaginent déjà du sort leur réservé au cas où Lambert Mende prennait la tête de la province. On craint même de revivre des situations similaires à celles du Kasaï central avec les groupes de résistance comme les kamwina nsapu.

Dossier à suivre…

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