RDC- brutalité et violence policières: La population doit s’abstenir d’appeler un policier ou un militaire «Mokonzi»

En RDC, sinon à Kinshasa, tout agent de l’ordre est nommé depuis la nuit de temps, par les citoyens Lamda, «Mokonzi». Un terme qui veut dire tout simplement mon Chef.

Et, la plupart des policiers ou agents de l’ordre abusent de cette appellation pour se comporter comme des hors-la-loi. Dans les rues de Kinshasa, d’ailleurs, il y a une affirmation qui passe très bien: «Soda abomaka batu na soni». Les fameux «bakonzi» se servent aussi parfaitement de ces allégations pour commettre beaucoup de bavures au sein de la société.

Se promenant à la longueur des journées et sans aucun suivie avec des armes au dessus des épaules, ils menacent les gens… C’est très difficile d’avoir une dispute avec un policier en tenue ou non et finir calmement sa journée. Il va te malmener jusqu’à chercher où t’envoyer pour que tu sois punie pour avoir manqué du respect au Chef Mokonzi.
Croiser un policier en cours de route, la nuit, est une véritable malchance. Car, tu seras dépouillé de tous tes biens.

La population congolaise doit savoir que le policier n’est pas un Chef mais plutôt une personne engagée par l’État pour sécuriser la population et ses biens. Monsieur le policier ou madame la policière serait mieux comme appellation au lieu de l’appeler «Mokonzi». Sinon, il sera difficile à un policier de pouvoir d’exécuter un service obligatoire de sécuriser la population et ses biens à la demande de celle-ci. Car, un chef c’est celui qui commande et non exécute. On peut dors et déjà comprendre l’attitude des policiers qui demandent l’argent de transport ( Mbongo ya makolo) aux plaignants avant tout déplacement. C’est inacceptable !

À bon entendeur salut !

Lydia Mavangu

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