RDC : Pour Marie-Ange Mushobekwa, la faute incombe à la justice actuelle à propos de la non poursuite des auteurs de violation de droits de l’homme à partir de 2016

Ministre congolaise des droits humains sous le régime passé, Marie-Ange Mushobekwa n’a pas accepté les déclarations faites par des intervenants à l’émission “Appels sur l’actualité” de RFI de le jeudi 18 juin 2020, déclarations selon lesquelles l’ancien Chef de l’État Joseph Kabila collaborerait avec son successeur Félix Tshisekedi, pour que ce dernier n’autorise pas la poursuite des auteurs de répression politique avant, pendant et après les élections de décembre 2018 en République démocratique du Congo.

Intervenant vite à cette émission, l’ex-. ministre a déclaré que tout incombe à la justice actuelle qui est censée initier ces poursuites judiciaires, car, selon elle, leur régime avait pris le soin d’identifier toutes les personnes présumées coupables.

« Je voudrais rappeler qu’à l’initiative du Président Joseph Kabila, j’avais mis en place, en tant que ministre de droits de l’homme, plusieurs commissions d’enquête pour permettre de mettre la lumière sur des cas de violations graves de droits de l’homme lors de manifestations du 16 septembre. Dans ces commissions, les ONG de défense des droits de l’homme ont siégé, les membres de la commission nationale des droits de l’homme ont siégé, ainsi que l’ONU et l’Union africaine.
Les conclusions de ces commissions avaient été envoyées au ministère de la justice, (…) à l’auditorat ainsi qu’au procureur général de la république. Je dois rappeler également que sous le régime du président Joseph Kabila, le ministre de la justice, en son temps, avait donné des injonctions au procureur général de la République de poursuivre toutes les personnes », a dit Marie-Ange Mushobekwa.

A-t-elle poursuivi : « Ce qui bloque, le problème c’est la justice qui doit faire son travail. Les conclusions des enquêtes sont entre les mains de la justice et c’est à la justice de poursuivre ce que nous nous n’avons pu achevé. C’est ça la vérité. Personne ne bloque ».

Pour rappel, l’émission animée par Juan Gomez était revenue sur le reproche fait par Amnesty International à Félix Tshisekedi par rapport au fait de « ne faire avancer la justice » au sujet de violation de droits de l’homme sous Kabila.

Fabrice Lukamba

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