Kinshasa : Emmanuel Ramazani Shadary introuvable, sa famille politique ne confirme ni ne rejette cette affirmation

Depuis près de 48h, des informations circulent de part et d’autre comme quoi le Secrétaire Permanent du PPRD, Emmanuel Ramazani Shadary serait quitté Kinshasa pour l’Angola sur pointe des pieds, alors qu’il est visé par une plainte judiciaire ayant trait aux massacres qui se sont commis dans le Kasaï Central au moment où il était Ministre de l’intérieur.

Pour cette même affaire, des sources officielles ont annoncé l’arrestation de 7 officiers de l’armée à partir du Nord-Kivu. Ils sont tous soupçonnés d’avoir participé à ces crimes de Nganza dans ladite province.

Ce qui inquiète plus d’un observateur est de voir que le PPRD, son parti politique, n’a pas jusqu’ici confirmer ni démenti la prétendue fuite de son Secrétaire Permanent vers un pays étranger. Néanmoins, il est probable que le temps définisse s’il s’agit d’une simple rumeur ou d’une information vraie.

De son côté, le Président de la République, Félix Tshisekedi, qui avait annoncé auparavant qu’il ne fouinera pas dans le passé, a plutôt indiqué qu’il optait désormais pour une justice transitionnelle.

Voici comment wikipédia définit la justice transitionnelle dont le Chef de l’État congolais a choisi d’appliquer dans son pays.

La justice transitionnelle en anglais : transitional justice, parfois aussi dénommée « justice de transition » ou « justice en transition », désigne un ensemble de mesures judiciaires et non judiciaires permettant de remédier au lourd héritage des abus des droits humains dans les sociétés qui sortent d’un conflit armé ou d’un régime autoritaire.

Son principe est qu’en promouvant la justice, la reconnaissance des victimes et la commémoration des violations passées, on multiplie les chances de la société de revenir à un fonctionnement pacifié et démocratique.
Les quatre mesures centrales de la justice transitionnelle (procès, publication de la vérité, réparations et réformes administratives) sont destinées à garantir quatre objectifs : la reconnaissance, la confiance, l’état de droit et à terme la réconciliation.
Les quatre droits reconnus aux victimes par la justice transitionnelle sont : le droit à la vérité, le droit à la justice, le droit à la réparation et la garantie de non-répétition (aussi dénommée non-récurrence). Ce sont les « principes Joinet » ou principes contre l’impunité, établis en 1997 par le juriste français Louis Joinet à la demande du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.
Le domaine de la justice transitionnelle est évolutif et intègre régulièrement de nouvelles approches innovantes susceptibles de répondre à l’un ou plusieurs de ses objectifs.

Hervé Mulumba

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