Georges Kalonji : « l’affaire Mabunda ne peut pas détourner l’attention de tout un peuple sur les initiatives parlementaires dangereuses du FCC»

L’affaire concernant les propos dénigrant tenus par un compatriote le week-end dernier à l’égard de la présidente de l’Assemblée nationale, Jeannine Mabunda, fait couler beaucoup d’encres et des salives. Les déclarations de condamnation se multiplient très abondamment, au point que la démarche annoncée par certaines structures de prendre d’assaut le parlement à l’ouverture de la session de septembre ce 15 septembre est en train de s’éclipser.

Le combattant de l’UDPS et Secrétaire Général de la Structure les Héritiers de ya Tshitshi, Georges Kalonji n’est pas resté muet sur ce dossier qui tend à devenir une affaire d’État. Il s’est dit quelque peu choqué par ces propos indigestes qui ont été prononcés de manière indirecte à Madame Jeanine Mabunda. Néanmoins, il pense cela ne peut pas détourner l’attention de tout un peuple sur le danger que court la nation congolaise avec les projets malsains et macabres que détiennent le FCC, notamment sur la destitution du président de la République et le passage du suffrage direct au suffrage indirect concernant l’élection présidentielle. Il y a aussi, martèle-t-il, cette histoire des lois Minaku-Sakata et le cas de Ronsard Malonda.

« J’ai suivi avec attention la vidéo du compatriote qui parlait à la foule sur les initiatives parlementaires dangereuses contre le pouvoir en place. Je crois que les propos dénigrants qu’il aurait adressés à Jeannine Mabunda ont été faits de manière indirecte. Puisque ce monsieur n’a cessé de répéter dans ladite vidéo qu’il ne citait pas le nom de la personne, rapporte Georges.

«Direct ou indirect, je condamne ces insultes et je pense que nous devons nous intéresser à l’essentiel. Si Madame la présidente de la chambre basse du parlement a été touchée par ces dires, il sait ce qu’elle peut faire dans un pays de l’État de droit».

Et pour conclure, je dis ceci: J’approuve l’idée d’assiéger le parlement ce 15 septembre mais pas celle de proférer directement ou indirectement des propos insultants contre une autorité».

Je comprends pas non plus les élucubrations du FCC autour de cette affaire. Pourquoi, ce FCC a-t-il gardé silence face les propos dénigrants de ATM vis-à-vis de la sénatrice Bijoux Goya ou des injures de la fille de Ngoyi Kasanji à l’égard de la première dame?

Propos recueillis par LIBERTÉ PLUS, Septembre 2020

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *