Kinshasa : Dans un élan de solidarité à l’endroit des victimes d’actes criminels perpétrés au Centre de Santé et Maternité Révolution de Kisenso, Jean-Marc Kabund au chevet des malades et du personnel soignant agressés ( Reportage Exclusif de liberté Plus)

Très affecté par la nouvelle faisant état d’actes criminels accompagnés des viols collectifs de deux jeunes infirmières d’une vingtaine d’années et de terrorisme au « Centre de Santé et Maternité Révolution dans la commune de Kinsenso, le Président a.i de l’UDPS, l’honorable Jean-Marc Kabund, a effectué une descente sur les lieux ce lundi, 14 Septembre, en vue de s’enquérir de la situation et d’apporter un réconfort moral très appreciable aux victimes de ces actes ignobles.

À son arrivée, l’élu de la circonscription du Mont-Amba a été accueilli par une population en liesse mais également par certains officiels parmi lesquels figuraient le bourgmestre adjoint de la commune de Kinsenso, le médecin chef de la zone de santé de Kinsenso, le médecin directeur du Centre de santé concerné ainsi que le représentant des notables de la commune.

Avant toutes choses et pour s’imprégner de la situation des lieux, le président a.i de l’UDPS a effectué un tour dans la parcelle abritant Centre de santé.

Après quelques formalités protocolaires ainsi que le mot de bienvenue du bourgmestre Adjoint, c’est le médecin-directeur qui a pris la parole pour décrire à l’intention de l’honorable Kabund les scènes des violences qui ont eu lieu dans la nuit du Vendredi, 11 Septembre, au sein même du Centre.

À son tour, le président de l’UDPS a fait une allocution avant d’effectuer une visite guidée de tous les compartiments de l’hôpital. De la réception, au bureau du médecin de garde, en passant par les laboratoires, la pharmacie, la banque de sang, les chambres des malades et la maternité, Jean-Marc Kabund s’est rendu compte de la cruauté et l’esprit de sabotage qui ont animé ce groupe d’une trentaine des malfrats ayant opéré, machettes et divers autres objets contondants en mains.

Très ému, le président a.i de l’UDPS s’est fortement indigné de ces hors la loi et a exprimé toute sa désapprobation en ces termes: «Cet acte, déclare-t-il, est de nature à saboter les autorités politiques. C’est un acte prémédité fait dans le sens de discréditer le pouvoir en place. Parce que je ne vois pas ce que les voleurs peuvent venir chercher dans un centre de santé, si ce n’est pour saboter et démontrer à la face du monde que le Congo va mal».

Il faut aller au-delà de l’acte pour comprendre les vraies motivations de ceux qui ont commis cet acte, a-t-il enchaîné. Car, c’est vraiment incompréhensible. Et, nous qui sommes dans la politique, comprenons que tout acte posé a un sens et poursuit un objectif précis.

« Ma présence ici doit vous rassurer que nous nous impliquerons non seulement pour traquer les auteurs de cet acte, mais aussi veiller au bon fonctionnement de ce Centre».

*Ci-dessous, LIBERTÉ PLUS vous propose l’intégralité du discours de l’honorable Jean-Marc Kabund à l’occasion de cette visite de réconfort*

«Les mots me manquent pour exprimer mon désarroi. Je suis peiné d’entendre ce que le médecin directeur vient de dire ici. C’est inacceptable qu’un lieu qui est sensé donner la vie et la santé puisse être le théâtre des actes ignobles, des actes abjects. Non, je ne peux pas comprendre ça! Et, en pleine 21 ème siècle et en pleine ville de Kinshasa, vous pouvez vous imaginez que nos femmes et nos filles ont été violées collectivement. Donc, nous parlons ici des viols collectifs. C’est vraiment absurde!

Je me suis décidé de venir ici pour marquer ma solidarité avec les victimes mais aussi avec tout le personnel de ce c6entre afin qu’il ne se sente pas seul. C’est un moment difficile qu’il traverse mais nous le traversons ensemble. Mais aussi pour marquer ma désapprobation totale quant à ce qui leur est arrivé. Nous ne pouvons pas accepter cela. On peut tout accepter sauf ça! Un hôpital ou un centre de santé est un lieu qui doit étre préservé, parce que c’est un lieu qui donne la vie. Ces bandits là, ces kuluna là, auront aussi besoin de ce lieu. C’est un acte irréfléchi. Vraiment, je ne sais pas exprimé ma colère, ma désapprobation. Et, je préfère bien ici lancer une interpellation aux services de sécurité et de défense, de pouvoir mener des enquêtes et retrouver ces malfaiteurs. Ils doivent subir la rigueur de la loi. Je ne pense pas que ces gens soient vénus d’une autre province, moins encore d’un autre district, ça doit être des jeunes de Kinsenso ou des communes voisines. Pour les retrouver, il suffit seulement que les services de sécurité mettent à profit leur intelligence. Laisser pareille chose passer sans rien faire, serait encourager un mal inacceptable.

Cet acte est de nature à saboter les autorités politiques, c’est un acte prémédité fait dans le sens de discréditer le pouvoir en place. Parce que je ne vois pas ce que les voleurs peuvent venir chercher dans un centre de santé, si ce n’est que pour saboter et démontrer à la face du monde que le Congo va mal.

Et, pour ce faire, je vais peser de tout mon poids pour que des enquêtes sérieuses soient menées afin que les auteurs de cet acte ignoble soient retrouvés, jugés et condamnés.

Pour finir, monsieur le médecin directeur, croyez-moi que vous avez l’art de guérir, donc vous êtes là pour guérir. Que ce qui est arrivé ne puisse pas vous décourager. Je vous encourage à tenir bon ainsi que tout le personnel qui est autour de vous. Comprenez que notre pays vient d’une situation difficile et complexe.
Le nouveau Président de la République a hérité d’un pays totalement par terre où tous les secteurs vitaux étaient presque aux arrêts. Vous savez, c’est plus facile de détruire mais difficile à reconstruire, surtout dans le contexte qui est le nôtre.

Et, nous qui sommes dans la politique, comprenons que tout acte posé poursuit un objectif précis et à un sens. Nous n’allons pas céder face à ces actes de provocation, des actes qui sont faits pour déniveler vers le bas les actions du Chef de l’État et ternir son image.

Vous imaginez : parler encore des viols collectifs en plein ville de Kinshasa, alors qu’on en parlait à Masisi et autres, alors qu’on parlait de Docteur Mukwege qui soignait des femmes violées, aujourd’hui on en parle à Kinshasa.

Moi je suis allé au-delà de l’acte pour comprendre les vraies motivations de ceux qui ont commis cet acte, c’est vraiment incompréhensible.
Ma présence ici doit vous rassurer et que nous nous impliquerons non seulement qu’on traque les auteurs de cet acte mais qu’on puisse aussi veiller au bon fonctionnement de ce Centre.

Il va falloir, pour que ce personnel puisse retrouver leur dignité et un état d’esprit favorable au travail, que les auteurs de cet acte soient retrouvés, jugés et condamnés. Pour les retrouver, ce n’est pas difficile; ce sont des jeunes du quartier qui vivent ici et qui connaissent qu’il y a un centre de santé ici. Je crois que la population doit aussi collaborer avec les services de l’ordre et de sécurité», fin de citation.

L’honorable Jean-Marc Kabund a aussi remis une contribution financière au médecin directeur , en entendant qu’une aide consistante leur soit accordée.

Reportage signé LIBERTÉ PLUS

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