RDC: «La question relative au recensement ne concerne pas uniquement l’UDPS, c’est une question d’intérêt national (dixit Télé Bantapi)

Lors de son intervention à LIBERTÉ PLUS, dans sa seconde partie, monsieur Télé Bantapi, directeur du cabinet adjoint du ministre de la santé et Secrétaire National Adjoint de l’UDPS en charge de Santé et Secourisme, a émis un point de vue sur 2 questions ci-dessous à savoir: – la répartition des postes ministériels et le recensement des populations.

1°) En rapport à la répartition des postes ministériels, revenant sur la ration basée sur le poids numérique à l’Assemblée nationale, à raison de 8 députés pour 1 poste ministériel, monsieur Télé Bantapi estime que l’UDPS pouvait être exemptée de cette exigence, en considérant que la dynamique de l’Union Sacrée de la Nation est une initiative de SEM Félix A. TSHISEKEDI qui a tout concedé jusqu’à l’humiliation, et ce, depuis le début de son mandat en Janvier 2019. Et, la composante numérique à prendre en considération ici, c’est le Chef de l’État et non seulement l’UDPS.

À ce titre, a-t-il affirmé, le parti présidentiel peut bénéficier de la notion d’exception et disposer d’un peu plus de 4 postes ministériels dont elle a droit.

À mon sens, a poursuivi monsieur Télé Bantapi, compte tenu du contexte qui nous a amené à l’Union Sacrée de la Nation, le premier ministre, son excellence Jean Michel Sama Lukonde, qui détient la police des débats concernant la formation du gouvernement, peut exploiter notre réflexion pour conscientiser toute la classe politique sensée comprendre, ne fut-ce que par honnêteté scientifique, en mettant en exergue le bien-fondé du sens de l’autorité du Chef de l’État ainsi que le sacrifice humain consenti par l’UDPS pour parvenir à l’etape actuelle des choses.

2°) Concernant le recensement, monsieur Télé Bantapi s’est posée la question de savoir combien des fois la population, le peuple congolais n’a-t-il demandé qu’il puisse connaître à combien sommes-nous ? Même sur le plan sanitaire, nous avons besoin d’un dénominateur. Car, il influe, il impacte tous les calculs relatifs à la protection et la sécurité de la santé des populations congolaises. On parle tantôt de 80 millions, par moment c’est 90, 100 ou 110 millions; donc on n’a pas un chiffre exact, a-t-il souligné.

Il en est de même pour la notion électorale, il y a lieu d’identifier les congolais. À un moment, on était crieur qu’il y a des étrangers ça et là dans notre pays qui demeurent inconnus. Nous qui sommes venus pour l’État de droit, les paramètres pareils sont importants. il est légitime de procéder au recensement des populations. Car, c’est une question d’intérêt national qui ne concerne pas uniquement l’UDPS.

Il est donc capitale d’effectuer le recensement pour disposer du dénominateur sensé nous donner la maîtrise des interventions ponctuelles de l’État. Il est aussi important au ministère du plan en vue de permettre une bonne planification pour le développement. À ce sujet, il existe un document sensé orienter la politique du gouvernement pour le développement qu’on appelle Document de la Stratégie pour la Croissance et la réduction de la Pauvreté, DSCRP en sigle, auquel nous sommes incapables de donner vie à cause de la planification en termes de recensement de la population qui n’existe pas, a-t-il conclu.

Propos recueillis par Hervé Mulumba

LIBERTÉ PLUS

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