Guerre de l’Est: « J’invite tous nos compatriotes à l’unité autour du Commandant Suprême pour soutenir notre armée et arriver à bout de ceux qui veulent du mal à nôtre cher et beau pays» ( Gilbert TCHIMANGA)

Dans la tribune « LE CONGO EN AVANT » de liberté Plus, un échange est effectué avec des personnalités du monde politique, économique et social pour donner leur point de de vue sur les questions d’actualités.

Aujourd’hui, Zoom sur monsieur Gilbert TCHIMANGA, président sectionnaire honoraire de l’UDPS/ ONTARIO au CANADA et cadre de l’UDPS.

Parmi les questions qui préoccupent le commun des mortels en rd Congo figure en premier la publication du gouvernement. C’est vrai, affirme monsieur Gilbert TCHIMANGA. Après autant d’années de gaspillage et d’incertitudes, notre peuple devait nécessairement s’armer d’une bonne dose de conscience pour se soumettre à une certaine thérapie qui s’impose dans la gouvernance de notre beau pays.

Les préoccupations du peuple sont nombreuses et variées, et vous avez soulevé la question relative à la sortie du nouveau gouvernement qui tarde à venir.
Ma préoccupation est que tout soit fait en bonne et due forme, plutôt que nous laisser aller dans la précipition pour finalement aboutir à un résultat rétrograde, ne cadrant pas nécessairement aux attentes de notre peuple.
En passant, lors de notre rencontre d’il y a trois semaines avec le Commandant Suprême, Chef de l’État, évoquant la publication du gouvernement, il était stricte là dessus: trente pourcents des femmes sur chaque liste des partis politiques.
Quelques jours après, la même information est relayée par le SG Augustin Kabuya du haut de sa tribune le samedi, 27 mars dernier à Ndjili Ste Thérèse, dans le cadre de la redynamisation du Parti.
Au moins trente pourcents des femmes comme prealable à la sortie du gouvernement.
Aussitôt les prérequis atteints, la sortie du gouvernement ne pourra être qu’une question du temps.

En ce qui concerne les priorités du gouvernement, deux axes semblent essentiels, à mon avis, même si tous les autres le sont autant. Le Premier Ministre Sama Lukonde doit s’atteler en premier au social des congolais, à la sécurité sur toute l’étendue du territoire national avec une attention particulière sur l’Est de la République, sans toutefois fermer les yeux sur d’autres obligations traditionnelles du gouvernement.

À ce propos et comme vous le savez, la situation de l’Est inquiète et interpelle tout congolais pourvu du bon sens. Malgré les efforts et les moyens mis en contribution par le Garant de la nation, je crains que les tueries et les viols des femmes ne deviennent une norme dans notre subconscient. Cependant, je crois et continue de croire sincèrement à la victoire finale de notre armée nationale qui jouit du soutien populaire, et la détermination du Président Fatshi à mettre un terme à cette guerre d’usure nous imposée par ces hors la loi.
Cependant, une attention particulière doit être de mise envers la chambre basse dont les membres sont indexés comme ayant une main noir dans ce dossier. Les déclarations la semaine passée, aussi bien du Président Mboso que de son vice président Jean Marc Kabund, n’ont pas hésité à pointer du doigt les honorables députés originaires de l’Est qui seraient de mèche avec la rébellion. J’invite donc tous nos compatriotes à l’unité autour du Commandant Suprême pour soutenir notre armée et arriver à bout de ceux qui veulent du mal à nôtre cher et beau pays.

En rapport aux élections, elles relèvent de la souveraineté nationale. C’est d’abord et avant tout une histoire du pays organisateur et son peuple, le souverain primaire.
Ce dernier, confiant de sa jeune démocratie, a un regard tourné vers sa sécurité et son social d’autant plus que la date butoir des éléctions ne viendra que trois années après.
Ceci étant, pour les élections à venir, je peux comprendre que les américains s’y intéressent comme étant nos partenaires stratégiques sur le plan international. Mais là où le bat blaisse, c’est de voir l’église catholique se poumoner matin, midi et soir pour obtenir les élections dans un délai constitutionnel.
Bandeko, où avez vous vu ça ? Au départ avec une mission salvatrice de sauveur des âmes des congolaises et congolais, l’église catholique du Congo aujourd’hui, ressemble de plus en plus à un groupe d’actions et d’intérêts partisans, qui s’éloigne du spirituel pour embrasser le matériel. Que peut-on attendre d’une telle église, avec à sa tête un cardinal qui a la main tendue aux politiques, pour tirer les maximum des avantages matériels en sa faveur.
Mon souhait ce jour serait que cette église qui jadis, faisait la fierté du congolais, avec son bras séculier, la Cenco deviennent un parti politique, pour mettre fin aux désordres.

À suivre…

Liberté PLUS

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