« Le Pays hérité par le Président Félix TSHISEKEDI est dans un état de délabrement avancé où tous les secteurs sont prioritaires» (dixit Me Auguystin Mulumba)

Dans une interview qu’il a accordée à LIBERTÉ PLUS, Me Auguystin Mulumba, cadre de l’UDPS et avocat de son état, estime que « le Chef de l’Etat, Sem Félix A.TSHISEKEDI Tshilombo, ne peut négliger un secteur au profit de l’autre étant tous devenus prioritaires au fil des temps». Mais, compte tenu de la finesse de ses analyses, nous vous les livrerons progressivement par domaine en 2 ou 3 parties dont la première ci-dessous :

LIBERTÉ PLUS: Me Auguystin Mulumba, bonjour ! Notre pays est confronté à plusieurs défis majeurs auxquels des solutions à peine transitoires sont apportées et qui necessitent une conscience plus grande de la part de nos dirigeants. Parmi les questions qui préoccupent notre peuple, il y a 1°) la publication du gouvernement qui, de plus en plus, s’emballe dans une crise sans nom à ce jour. À votre avis, comment résoudre cette question si cruciale pour notre peuple ?

Me Auguystin Mulumba : Il est vrai que le gouvernement tarde à être rendu public et de ce fait, l’inquiétude grandissante de notre peuple ainsi que des acteurs politiques est à son comble. Mais, les préalables socio-politiques et ceux liés à une sélection efficiente justifient ce retard, étant entendu que le Président de la République tient à avoir une équipe capable de répondre urgemment aux aspirations légitimes du peuple. En outre, je signale que les caprices d’ordre subjectifs dont font preuve certains acteurs politiques Congolais ne sont à ignorer. Voulant donc rencontrer l’exigence d’une inclusivité légitime, la sortie de ce gouvernement ne pouvait que connaître du retard. Sans justifier ce fait, j’appelle seulement notre peuple à la patience car un plat bien fait prend du temps. Un gouvernement représentatif de toutes les couches sociales sera connu dans quelques heures assurément.

L.B.: Aujourd’hui plus que hier et avec le pourrissement presqu’entretenu des normes dans tous les secteurs devenus au fil des temps prioritaires dans l’ensemble. À votre avis par quel domaine le gouvernement Sama Lukonde doit-il s’atteler en premier ?

Me A.M: Le Congo hérité par le Président Felix Antoine Tshisekedi se trouve dans un état de délabrement avancé. C’est un chantier sans constructeur lors de sa reprise. Il est donc très difficile pour l’actuel Chef de l’Etat de négliger un secteur au profit de l’autre. Cependant, il s’avère que certains soient vitaux, notamment l’amélioration du social par la création de l’emploi, la construction des routes de desserte agricole, le renforcement des capacités au profit des agriculteurs du secteur public et privé , la restauration de la justice et la mise à plat du système éducatif corrompu. La stabilisation du cadre macro-économique influencera sûrement le cadre micro en remplissant le panier de la ménagère permettant au peuple d’avoir de quoi mettre sous la dent. En procédant ainsi, l’Etat pourra lever des taxes susceptibles de l’aider à jouer son rôle de pourvoyeur à la promotion du cadre des activités socio-economique. En somme, la tâche est ardue, mais avec la volonté qui caractérise le chef de l’État et une équipe qui saisit sa vision, tout est possible.

L.B: La guerre de l’Est paraît ce jour comme le tonneau d’anadaide engloutissant des investissements énormes susceptibles d’être affectés au développement. Comment, à votre avis, le gouvernement peut-il agir pour venir à bout de cette guerre sans solution à ce jour ?

Me A.M.: Il est à noter que cette guerre est asymétrique et ressemble assurément à du terrorisme entretenu par des acteurs nationaux, régionaux et internationaux. L’ennemi n’étant pas facilement identifiable et le profit colossal de l’exploitation illégale de nos minerais, le désespoir de voir ce conflit terminé risque de gagner nos esprits. Cependant, aux grands maux , de grands remèdes, dit-on. L’Etat Congolais doit s’armer jusqu’aux dents, renforcer la formation des éléments de forces armées Congolaises, exercer une permutation permanente des forces affectées sur place pour éviter la transformation des soldats en commerçants de minerais, créer une radio locale de propagande de paix et former les jeunes gens de chaque secteur pour veiller à la sécurité de leurs ressorts et prévenir l’armée en cas d’attaque. Pour terminer cette préoccupation épineuse, j’estime que le manque de confiance à l’endroit de la force des Nations unies sur place devrait, sous réserves du droit international, il nous revient de militer en faveur de l’établissement d’un contrôle sporadique des matériels de cette institution au Congo.

À suivre…

LIBERTÉ PLUS

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