RDC: Des fortes agitations enregistrées depuis l’annonce de la mise sur pied d’une commission d’enquête sur la guerre de l’Est

L’actuel leadership à la tête de l’Assemblée nationale a démontré, depuis le début de la session de mars, sa ferme volonté d’user des mécanismes assez particuliers pour mettre un terme à cette guerre d’usure de l’Est, au point de constituer une commission d’enquête autour de ce dossier très sensible. Une démarche logicielle à encourager car, les précédentes législatures ont été assez passives à ce sujet.

Fort curieusement, quelques jours après cette annonce faite d’abord par le Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Mboso, et appuyée ensuite par son Premier Vice-président, l’honorable Jean-Marc Kabund, des agitations sens dessus, sens dessous ont été enregistrées aussi bien au sein de la population apparemment instrumentalisée que dans la classe politique pour prendre une position radicale mettant l’opinion face à une équation à deux inconnues, à savoir : que réclame le peuple d’une part, et que veut la classe politique susvisée.

Car, estime le commun des mortels, pendant que cette question épineuse nécessite l’implication de l’ensemble des institutions du pays, un groupe d’individus s’en accaparent et s’acharnent uniquement sur le Président de la République, Félix Tshisekedi pour lui demander des solutions immédiates faisant fie aux paramètres qui l’entourent.

Même alors qu’il obtient un appui militaire du Kenya aux côtés des FARDC, aucun message de félicitations n’est adressé au chef de l’État même à titre d’encouragement. Mais, l’on se permet de lui écrire des lettres ouvertes, de sécher les plénières par les élus du Nord Kivu voire d’envoyer les élèves dans les rues de Goma pour exiger l’arrivée du Chef de l’État au front.

Comme on le voit, ces agitations doublées de la marche de Lamuka n’ont pas leur raison d’être d’autant plus que la mise sur pied d’une Commission d’enquête Parlementaire et l’appuie militaire Kényane constituent des preuves supplémentaires susceptibles d’éclairer la lanterne de l’opinion sur la détermination qui anime le pouvoir de Kinshasa pour stopper cette aventure meurtrière dans la partie Est.

Car, il faut l’avouer, la présence seule du chef de l’État au front ne va nullement arrêter la guerre comme d’aucuns veulent le faire croire.

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