RDC: l’État de siège sonne-t-il le glas de la fin des atrocités au Nord-Kivu et en Ituri ?

Dans les heures qui suivent, les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, en proie à de nombreuses années de guerre récurrente, vont être assujeties à une activité peu commode dès ce jeudi, 06 mai. Et, pour cause ?

L’entrée en vigueur ce jour de l’état de siège annoncé par le Président de la République, sem Félix A. Tshisekedi, dans son adresse à la nation le lundi, 04 mai dernier.

Dans cet ordre, le mandat des institutions civiles, tels les gouvernements provinciaux, les assemblées provinciales, les Bourgmestres et j’en passe, au Nord-Kivu et en Ituri, sont suspendus de plein droit pour laisser la place aux gouverneurs militaires et aux vice-gouverneurs policiers récemment nommés par le Chef de l’État pour conduire les affaires durant les 30 jours de l’état de siège.

Il y a lieu de noter que les gouverneurs militaires seront dotés des « pouvoirs étendus », entre autre: de restreindre certaines libertés d’aller et retour des citoyens, la fouille des maisons sans nécessairement disposer d’un mandat, etc signalent l’ordonnance Présidentielle relative à l’état de siège.

Soulignons qu’aussitot après l’annonce du chef de l’État, le porte-parole du gouvernement et celui de l’armée ont multiplié les sorties médiatiques pour rassurer l’opinion publique sur une meilleure application de l’état de siège, en tenant spécifiquement compte des aspects du respect des droits humains.

Par la même occasion et compte tenu de la menace que représentent tous les groupes armés dans les zones opérationnelles, les portes paroles du Gouvernement et de l’armée ont interpellé les miliciens qui oeuvrent dans cette région de déposer les armes au risque d’être contraints de le faire par la force.

Pour plusieurs observateurs, la décision prise par le Chef de l’État d’appliquer l’état de siège à l’Est demeure idéale vue la persistance de cette crise sécuritaire, au delà des rapprochements enclenchés par le chef de l’État avec les responsables des groupes armés en vue d’une solution négociée.

Pour certains observateurs, la date du 06 mai sera marquée d’une pierre blanche, car, elle symbolise « le début » de la fin d’une guerre asymétrique à laquelle on aura donnée tous les noms sauf celui de la « FIN ».

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