Rdc-politique : retombées de l’arrestation de Willy Bakonga, ancien ministre du gouvernement déchu

Arrêté à Brazzaville pour détention illicite d’une somme importante en liquide et extradé à kinshasa, monsieur Willy Bakonga, ancien ministre du Gouvernement déchu, a été condamné à 3 ans de servitude pénale pour blanchiment d’argent, faux et usage de faux et soustraction volontaire à la justice par la cour de cassation siégeant en matière répressive de flagrance à l’endroit de ce sénateur.

Curieusement, certains ressortissants de la province de Tshuapa d’où monsieur Willy Bakonga est originaire n’ont pas bien digéré cette arrestation, estimant qu’il s’agit d’un coup fourré d’un de ses challengers en la personne d’un certain Guy Luando.

Ayant pris la mesure de l’acte posé contre leur protégé, un chef de quartier nommé SOMO se servant d’un groupe des jeunes appelés « sans loi », ont effectuée une chasse à l’homme contre tous ceux qui soutiennent Guy Luando ou s’opposent à la promotion de Willy Bakonga, en les traitant de bêtes, en passr de s’accaparer de leur pouvoir. Cette action a provoqué la mort d’un jeune du quartier dont le frère affirme avoir lui même fait l’objet des attaques de la part de ces hors-la-loi.

Dans sa déclaration, monsieur Bokoyo, frère aîné de la victime, accuse le chef de quartier d’être le commanditaire de la tuerie de son frère cadet. « C’est monsieur SOMO, notre chef de quartier ou griupem, qui a orchestré l’assassinat de mon frère ce matin.  »Les sans loi », ses hommes de mains de Ilondo Nkini m’ont attaqué en premier hier soir par des coups de machette », a-t-il déclaré à un agent des droits de l’homme, en exhibant des blessures béantes sur son dos et sur son bras, à côté du corps inerte de la victime.

Après observation, nos agents ont relevé que le corps mutilé de ce jeune homme portait de traces des balles sur la poitrine, tirées à bout portant.

Selon les observateurs avertis, le gouvernement Sama Lukonde doit agir avec diligence pour identifier les causes réelles de cette violence et, rapidement, mettre hors d’etat de nuire toute personne impliquée de près ou de loin dans cette affaire pour éviter qu’un autre front, à l’instar de celui de l’Est, ne s’ouvre à l’Ouest, notamment à Tshuapa dans le grand Equateur.

Hervé Mulumba
Liberté Plus

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